Ma petite vie de PE

UnjourPE, mère, maîtresse d'école, dépressive, politiquement pas correcte, mais alors pas du tout.

13 août 2008

Séance de rigolade

Cher rare lecteur de mon blog, j'ai passé ma journée à glander devant l'ordi,  je sais c'est pas bien mais en même temps, j'avais envie, alors bon je vais pas me frustrer tout de même, tu penses bien, rare lecteur de mon blog, au risque de me traumatiser à vie, n'est ce pas ?

Bon bref je suis allée lire les blogs là :

Eloge de la pipeautique
mère indigne Québec et là aussi
Mère indigne France
une vie de Morue

Et bin j'ai les zygomatiques qui font mal.

Là il y en a un autre assez comique aussi : la fabrique à musées

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01 août 2008

Millenium

Cher rare lecteur de mon blog, je viens de terminer les deux premiers tomes de la trilogie Millenium. Kescéksa me demandes-tu rare lecteur de mon blog ? Et bin c'est un livre, en fait, c'en est même trois puisque c'est une trilogie (comme tu es perspicace rare lecteur de mon blog, tu m'épateras toujours !) d'un auteur suedois (décédé le pauvre homme),Stieg Larsson dont le premier tome s'intitule (et je suis sure que tu en as entendu parlé rare lecteur de mon blog) : "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes".
C'est l'histoire de Mikaël Blonwkvist (si t'arrives à prononcer ça sans faire prendre une douche à ton écran d'ordi, rare lecteur de mon blog, j'applaudis), journaliste, condamné pour diffamation, qui pour se remettre de ses émotions, entreprend une enquête à la requête d'un vieil homme d'affaire à la retraite, enquête portant sur la disparition de la nièce du vieil homme d'affaire, disparue 36 ans plus tôt. Il se retrouve associé au bout d'un moment à une enquêtrice improbable répondant au nom de Lisbeth Salander, une fille complètement space. Bon jusque là, je conçois que ça n'ait rien de palpitant. Ceci étant, j'ai eu un mal de chien à décrocher du bouquin, je l'ai littéralement avalé. C'est un peu violent, voire beaucoup par moment, mais qu'est ce que c'est bien ! C'est bourré de suspens, et écrit de façon à se que le lecteur ne s'ennuie pas une seconde. Vraiment bien foutu. Même si la traduction laisse par moment à désirer et que j'ai même noté de fautes d'orthographe.

Du coup rare lecteur de mon blog, j'ai lu dans la foulée, le deuxième tome : "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" et là j'attends impatiemment que chéri rentre des courses avec le tome trois dont je ne connais pas le titre mais ça ne saurait tarder, rare lecteur de mon blog.

Ah, tu vas me demander pourquoi Millenium ? Bin parce que Mikaël Blomkvist est journaliste dans son journal qui s'appelle millenium.

Au delà de l'enquête policière, on a droit à des portraits de personnages hallucinants et une critique de société assez mordante. Vraiment c'est à lire.

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07 mars 2008

mes lectures actuelles

Cher rare lecteur de mon blog, je te fais part ici de mon étonnement soudain. Je viens en effet de me rendre compte que je n'ai strictement rien lu depuis au moins 3 mois ! Moi qui étais une grande lectrice. Pourtant j'ai toujours mon Othello sur le feu, les Misérables posés dans un coin (quoiqu'étant en dépression, je ne pense pas que les Misérables soit le meilleur type de roman que je puisse lire...) et j'ai même un pavé de Maigret posé sur mon piano, lecture Ô combien rafraichissante pourtant.

Non. Mes seules lectures actuelles sont "Petit Ours Brun", "T'choupi" et autres albums pour bambins de petite section de maternelle. Rassure-toi rare lecteur de mon blog, je ne les lis pas pour moi, mais bien pour mes petits gluons.

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10 décembre 2007

Les réquisitoires du Tribunal des Flagrants délires

Cher rare lecteur de mon blog, je viens te faire part de mes lectures récentes (outre Harry Potter s'entend).
Mon bien charmant papa m'a offert les deux tomes des réquisitoires du tribunal des flagrants délires de Pierre Desproges. Comme tu ne le sais peut être pas cher rare lecteur de mon blog, le tribunal des flagrant délires était une émission radio diffusée de septembre 1980 à juin 1983 sur France Inter.  Les invités étaient traités comme des prévenus, défendu par Luis régo. Le Ministère Public était lui représenté par Pierre Desproges.
J'adore Desproges, c'est bourré de jeux de mots qu'on a même parfois du mal à comprendre à l'écrit (
surtout quand on est en dépression et bourrée de cachets), parfois vulgaire mais pas à la Jean Marie Bigard (j'aime bien Bigard aussi, ceci dit), ils faisaient des phrases hyper ampoulées dans lesquelles se camouflaient des expressions bien vulgaires . Bref je trouve que c'est à lire.

exemple concernant les déjections canines :
« Ainsi je suis un non-violent, mesdames et messieurs les jurés. Pourtant. Pourtant il est une sorte de salopards pour lesquels je suis prêt à prendre les armes, j'ai nommé la race des lamentables semeurs de merde canine qui engluent nos rues de la fiente nauséeuse de leurs bâtard obtus, abrutis de Canigou trop gras, crétinisés à mort par l'univers carcéral des grandes cités où ils se cognent en vain le museau entre quatre murs de F3, au lieu de courir chier dans les champs comme vous et moi. »

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20 novembre 2007

Le dernier Harry Potter

J'avoue une tare supplémentaire, j'ai beaucoup apprécié la série des Harry Potter, sensée être de la littérature de jeunesse.

Je viens de lire le dernier qui tient toutes ses promesses. C'est bien construit, ça se lit facilement (ça se dévore, devrais-je dire), c'est plein de suspens et de rebondissements. Tout ce qu'il faut pour maintenir le lecteur en haleine. Un petit bémol, le dernier chapitre que je trouve légèrement tartignolle mais bon on ne peut pas tout avoir.

Pour les inconditionnels, c'est à lire.

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26 avril 2007

un peu de poésie

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud.

J'ai toujours trouvé que ça se passait de commentaires... Toute la folie humaine dans un seul vers.      

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24 avril 2007

Othello de Shakespeare

215157_17196_2 Voilà ce que je lis en ce moment. Comme vous pouvez le constater c'est un livre de poche contenant, Hamlet, Othello et Mac Beth. Après avoir lu Hamlet, je m'attaque donc (tayauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu messire) à Othello. Je suppose que la couverture représente Othello puisque dans mon très vague souvenir celui-ci est maure (ou more apparemment on peut écrire les deux).
Ca commence bien le premier mot du dialogue est : "Fi !"  J'adore ce mot, tellement désuet.

Houla,  l'est vilain Iago !
Je m'interroge quand même sur ce personnage. Comment peut-il être aussi méchant ? (le premier qui répond "parce queeeeeeeeee" a droit à un regard virtuel de compassion profonde) Non mais c'est vrai quoi ? Pourquoi se complait-il dans sa rancoeur (venue d'on ne sait où), sa manipulation perverse dont l'unique but est de détruire ?

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18 avril 2007

Hamlet de Shakespeare

Je relis actuellement Hamlet. Vous aurez bientôt droit à un commentaire (heu pas un commentaire de texte non plus, je sais plus faire ça moi) de cette oeuvre par moi-même. Quelle chance n'est ce pas ?

Hahaaaaaaaaaaa. Le spectre vient de parler à Hamlet. Quel suspens. (Bon je sais j'avance pas vite) Que va faire Hamlet ? (m'en souviens plus en fait, d'où l'intérêt de relire des livres 10 ans après). Laerte et Polonius ont imposé à Ophélie de refuser "l'affection" d'Hamlet. C'est idiot. Comment peut-on aller contre une affection surtout quand elle est partagée ? Bref, la suite au prochain épisode. Enfin au prochain acte.

Alors, que de rebondissements ! Hamlet feint (avec un t ou un d ????) la folie pour tenter de connaître la vérité sur que lui a révélé le spectre....
Le Roi s'inquiète de sa folie et craint qu'Hamlet ait découvert son inavouable secret. Il le fait espionner et demande à la Reine de lui parler.
Là, dans la chambre de sa mère la Reine, Hamlet tue Polonius. Du coup Ophélie (sa fille) se suicide plus ou moins et Laerte (son fils) décide de se venger en tuant Hamlet.
Bon ça va pas si vite hein, je vous épargne les détails. Ceci étant, les détails permettent de mettre dans l'ambiance et de tout bien comprendre. J'aime bien moi, Hamlet.

Hamlet avoue son amour pour Ophélie (mais trop tard elle est morte). Le Roi décide avec Laerte de zigouiller ce brave Hamlet. L'idée est de le provoquer en duel et de le blesser à l'aide d'une lame empoisonnée. Le plan B est de lui faire boire une coupe de vin empoisonnée pendant le duel entre deux assauts.

Finalement c'est la Reine qui boit la coupe (a pu Reine), Hamlet est blessé par la lame empoisonnée mais Laerte aussi. Le Roi, découvert, finit la coupe de vin empoisonné histoire de faire bonne mesure. Ca fait un tas de cadavre et ça fait quand même désordre tout ça, surtout que l'Ambassadeur de Pologne et celui d'Angleterre arrivent au même moment. (Oui je rappelle qu'Hamlet se passe au Danemark hein. Connaissez tous cette célèbre réplique : Il y a quelque chose de pourri au Royaume de Danemark)

C'est amusant de constater comment dans une pièce si courte, Shakespeare a réussi à faire tout un concentré de la condition humaine : meurtre, inceste, vengeance, amour pur, sacrifice......... Pas beaucoup de choses positives là-dedans. En même temps, si tout allait bien dans le meilleur des mondes, avouez que la pièce n'aurait absolument aucun intérêt.

Là je m'interroge, Othello ou Mac Beth ????.... Je crois que je vais suivre l'ordre du livre... Allez hop ! Othello ! Zou.


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10 avril 2007

L'étranger de Camus

2070360024Cet étrange étranger.......

L'histoire :
Dans l'Algérie des années 50,  un homme est accusé du meurtre d'un algérien.

Mes réflexions :

L'histoire n'offre rien de transcendant en elle-même. Elle n'est un secret pour personne puisque le résumé au dos de l'ouvrage explique que cet homme est de toute façon condamné à mort pour homicide volontaire. Ce qui m'interpelle c'est le titre, c'est la manière dont l'histoire est racontée.

Le narrateur est l'accusé. L'histoire commence quelques temps avant le meurtre. Elle pose les jalons de ce qui va être une descente dans les tréfonds de l'âme d'un homme.

La mère du narrateur décède. L'homme n'en ressent aucune blessure particulière, n'ayant rien à dire ou à vivre avec cette femme qu'il ne voit que rarement. Il ne sait pas s'il aimait sa mère ou non. D'ailleurs pour lui ça n'a pas d'importance.

L'homme semble étranger à tout sentiment et à toute émotion. Pourtant, il n'est pas inhumain. enfin il ne m'est pas apparu comme tel. Plutôt comme un handicapé de la vie, de la relation, de l'émotion. Petit à petit, cet homme qu'on juge au départ particulièrement odieux prend corps et sa façon de penser commence à nous impregner. On le tente de le comprendre, on tente de mettre de l'humain dans sa vision du monde, on finit par en trouver parce qu'on élude notre propre système de réfléxion pour entrer dans le sien.
Et là on le comprend, on le sent être. Parce qu'il ne se sait pas se laisser envahir par ce qui fait le propre de l'homme, on le pensait non-homme, étranger à  l'homme. Mais n'est-il pas le miroir de nous-mêmes ? Ce miroir de nos peurs. Nos peurs d'abandon, de rejet, nos peurs de n'être pas aimé. L'homme n'aime pas parce qu'il ne sait pas aimer. Mais il ne sait pas détester non plus.
Cet assassin tue un homme sans savoir pourquoi ni comment. Simplement parce que là, à ce moment, il tient une arme à feu, et il a vaguement peur. C'est tout le paradoxe. C'est au moment où il ressent quelque chose que l'homme devient un assassin.
Je ne connais pas l'oeuvre complète de Camus, je ne me suis pas renseignée sur l'interprétation qu'on pourrait donner de "L'étranger".

Simplement mon ressenti est celui-ci. Avec ce que je sais du lieu de l'action, de l'époque et ce que je sens à travers les mots de l'auteur. J'ai terminé ce livre il y a un mois. Je ne suis même plus sure de ce dont je me souviens de ce roman. Je ne connais même pas le nom de l'homme, l'étranger, je ne m'en souviens plus, mais cela a-t-il une importance ?

Pour des infos structurées et certainement plus pensées que mes simples impressions : http://mael.monnier.free.fr/bac_francais/etranger/index.htm

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