Ma petite vie de heu.... bin de moi.

La dictation c'est ma passion. (unjourPE, dictateuse du monde)

09 janvier 2015

Je ne suis pas Charlie

Cher rare lecteur de mon blog,

Non je ne suis pas Charlie ! Charlie Hebdo, c'est un journal. Cet attentat, c'est un acte politique. Les terroristes visaient certes un symbole mais ce sont des gens qui sont morts, alors  je ne suis pas Charlie, je suis : 

Mustapha Ourrad, correcteur

Michel Renaud,

 Frédéric Boisseau, agent de maintenance

Ahmed Merabet, policier

 Franck Brinsolaro, brigadier

Elsa Cayat, psychanalyste

 Bernard Maris, économiste

Honoré, dessinateur

 Tignous, dessinateur

Charb, dessinateur

 Wolinski, dessinateur

Cabu, dessinateur

Je suis la policière municipale dont personne ne connait le nom (j'ai cherché, j'ai pas trouvé),

Je suis les hommes du GIGN,  du RAID,  les policiers, les otages du super casher et de l'imprimerie,

Je suis les autres personnes blessées dans ces attentats,

Je suis les musulmans insultés dans leur foi par les fanatiques islamistes, bafoués dans leur liberté de religion par les abrutis taggueurs de mosquée

Je suis les gens dont les médias ne parlent jamais et qui souffrent chaque jour de ces mêmes fanatiques partout dans le monde

merveilleusement rédigé par unjourPE à 21:31 - Ma vie palpitante - scribouillages [8] - Permalien [#]

zyeute l'avis du rare lecteur de mon blog

    Moi, je suis Charlie. Ce n'est pas un attentat dans le RER, où se seraient trouvés par hasard Cabu, Wolinski, Charb et d'autres ; c'est un attentat contre Charlie et ses dessinateurs. Ce qui est touché, ce ne sont pas que des personnes, cela va bien au-delà, c'est une atteinte à la liberté d'expression, à la liberté de blasphémer, à la liberté tout court. Ce ne sont pas que des gens qui sont morts, sinon il y aurait des manifestations de cette ampleur tous les week-ends contre la violence routière. C'est bien parce qu'au-delà des personnes, ce sont nos valeurs fondamentales qui sont touchées que tant de monde réagit.

    Scribouillé par Byza, 10 janvier 2015 à 13:49
  • Tous les jours lesdites valeurs sont bafouées. Partout. Tout le monde s'en cogne. Quand c'est chez nous, que ce sont des gens connus, d'un seul coup, il y a un mouvement qui se créé.

    Pour la liberté d'expression, essaie juste pour voir de mettre sur un réseau social que certaines des caricatures étaient limite : tu risques de te faire huer. Charlie Hebdo est devenu incritiquable. C'est ce que je reproche au fait de limiter un hommage à un "Je suis Charlie" pour le moins extrêmement réducteur.

    Scribouillé par unjourPE, 10 janvier 2015 à 18:57
  • A 2min 25, c'est exactement ça que je veux dire : http://www.lemonde.fr/societe/video/2015/01/08/jeannette-bougrab-aujourd-hui-en-france-quand-vous-prenez-un-crayon-on-peut-vous-tuer_4552279_3224.html

    Scribouillé par unjourPE, 10 janvier 2015 à 19:12
  • Moi j'ai envie d'être Charlie mais quand je vois que des chaînes de télé comme France 2 (j'ai pas osé aller voir chez TF1) sont Charlie, alors que leurs JT et leur vision du monde sont très peu critiques, très peu ouverts à des réflexions hors des sentiers battus, pour tout un tas de sujets finalement (l'économiste tué pourrait sûrement confirmer)....
    Comment tant de gens peuvent-ils affirmer leur solidarité avec des journalistes qui se sachant menacés continuaient à ouvrir leur gueule, et à être les seuls à le faire?

    Scribouillé par titane, 10 janvier 2015 à 20:43
  • L'opinion de tout un chacun sur les caricatures de Charlie n'est pas franchement le problème (à l'exception du FN qui leur collaient des procès et qui maintenant veut défiler). La question n'est pas d'aimer ou de ne pas aimer les caricatures qui paraissaient dans Charlie mais de savoir si oui ou non elles avaient le droit d'être publiées. Est-ce que oui ou non on a le droit de blasphémer. (Pas de point d'interrogation à la fin car ce n'est pas une vraie question). Et dans cette optique, même TF1 peut se revendiquer de Charlie, tant qu'ils reconnaissent le droit au blasphème, à l'irrespect, et ce même s'ils ne le pratiquent pas eux-mêmes.

    Quant à l'"incriticabilité" de Charlie Hebdo, j'ai repéré des sites de groupuscules d'extrême gauche se revendiquant du trotskisme où on t'explique que bon, ok, mais enfin, ils l'ont bien cherché quand même... Vu également sur un site d'extrême droite, souvenez-vous qu'ils s'attaquaient aussi aux cathos, alors bon, on va pas les plaindre quoi.

    Aujourd'hui, Charlie. Et demain ? Le canard enchaîné ? Les guignols de l'info ? A qui faudra-t-il demander l'autorisation de ce que l'on a le droit d'écrire ou de dire sans se faire massacrer ?

    Scribouillé par Byza, 10 janvier 2015 à 21:27
  • A personne Byza. C'est pas ça le problème pour moi. Mon problème c'est tous ces gens qui pleurent la mort de Wolinsky, Cabu, Tignous ou Charb et "se cachent" derrière un "Je suis Charlie" qui réduit leur mort à son aspect purement politique. (Et Cabu c'est toute mon enfance, j'ai pleuré l'autre jour (ouais bon ok je pleure tout le temps mais quand même))

    Or, un attentat c'est d'abord et avant tout des personnes qui meurent. Si je suis Charlie je suis attristée par la mort de dessinateurs et chroniqueurs mais pas par celle de l'agent de maintenance, des policiers, des otages ......

    Et par ailleurs, comme le dit Titane, tous ces médias prompts à s'afficher solidaires avec Charlie Hebdo, où sont-ils habituellement ? Que font-ils, eux, pour la liberté d'expression ? Tous ces gentils organisateurs de la minute de silence ou des rassemblements, combien font partie de la Manif pour Tous ? combien du FN ? Pourquoi quand ça se passe ailleurs qu'en France, les médias s'en foutent ? La population n'est même pas informée. Sauf si elle cherche à la faire. Combien le font ?

    Tu vois ce que je veux dire ?

    Scribouillé par unjourPE, 10 janvier 2015 à 22:00
  • Pour moi il y a une différence entre la mort de Charb et celle de l'agent d'entretien. Par différence, il va sans dire que je n'entends pas mise sur une échelle de valeur, toutes les morts sont également tristes (à l'exception de celle des terroristes, qui m'émeut assez peu, je l'avoue). L'attentat contre Charb, Cabu, Wolinski, Tignous est purement politique, ils étaient visés pour leur caricature sur Mahomet ; l'agent d'entretien, lui, sa mort est "accidentelle" : il s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, il a été la cible de la "folie" meurtrière (terme qui ne convient pas, il ne s'agit pas de folie mais d'acte réfléchi) "par hasard" : il aurait nettoyé les locaux de Libé, les terroristes ne seraient pas allés le chercher là-bas. Ils étaient venus pour tuer les dessinateurs de Charlie Hebdo, les autres sont des victimes collatérales, pour les proches ça ne change pas grand chose, mais ces meurtres n'ont pas la même portée politique ni symbolique. Ce n'est pas la seule célébrité des dessinateurs qui suscite l'émotion.

    Scribouillé par Byza, 11 janvier 2015 à 01:26
  • C'est pour ça que je trouve ça réducteur. Ça ne prend en aucun cas en compte toute la dimension du truc.

    Scribouillé par unjourPE, 11 janvier 2015 à 11:48

Y veut scribouiller aussi? C'est là